
À une station d’Ikebukuro, Otsuka déroule une autre version de Tokyo. Pas de frénésie néon ici, mais une ligne de tram à l’ancienne, des shotengai (rue commerçante de quartier, souvent couverte, rassemblant des petits commerces du quotidien, ndlr) bordés de vieilles devantures, et des adresses où l’on parle encore doucement. C’est là, entre les tours et les petits bars à whisky, que s’est installé OMO5, un hôtel pensé pour explorer la ville à son rythme.

Loin des codes du design-hôtel, OMO5 joue la carte du pratique bien pensé. Les chambres Yagura ont tout du petit cocon malin : un lit perché en mezzanine, un coin tatami pour poser ses affaires ou ses pieds déchaussés, et une salle de bain mini, mais fonctionnelle. Rien d’ostentatoire ici — juste ce qu’il faut pour se poser, recharger, et repartir explorer le quartier. On vient ici pour dormir, mais surtout pour vivre Tokyo de l’intérieur. Grâce aux OMO Rangers, guides maison qui connaissent le quartier comme leur poche, on part en balade à la tombée du jour, à la découverte des sentō de quartier (les bains publics japonais, ndlr) ou d’un ramen caché au fond d’une ruelle.
La gastronomie d’Otsuka vaut à elle seule le détour. Juste en face de l’hôtel, Onigiri Bongo déroule sa file de gourmands : plus de 50 recettes de boulettes de riz servies minute, garnies au choix. Un peu plus loin, Nakiryu, ancien étoilé Michelin, reste une valeur sûre pour son tantanmen épicé. Et pour une douceur, direction Sennari Monaka Honpo, une pâtisserie fondée en 1937 qui fabrique encore ses monaka à la main. Les dorayaki sont redoutables et peuvent bien-sûr prendre l’avion si besoin.
Et puis il y a le Tokyo Sakura Tram, ce vieux tramway qui traverse Otsuka à ciel ouvert, parfois décoré de motifs floraux selon la saison. Une lenteur bienvenue dans une ville qui file à toute allure.
OMO5 Tokyo Otsuka, 1 min de la station Otsuka (Yamanote)
Prix : à partir de 10 000 ¥ (~60 €)
@hoshinoresorts.omo